Mycologie
Depuis 2017, cette collection fongique est sous la responsabilité de Bello Mouhamadou, maître de conférences au LECA. Elle avait précédemment pour but d’enrichir la mycothèque du Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris et de l’INRA de Marseille. Constituée de plus de 2000 souches provenant des Alpes et du monde entier, elle est à présent une collection fongique de référence à part entière.
La mycothèque se divise en deux parties distinctes, selon leur conservation et leur utilité.
La première partie représente plus de 90% de la collection de champignons. Il s’agit des souches en dormance, conservées en tube dans du glycérol et au surgélateur à -80°C. Cette technique de conservation a permis l’établissement de la mycothèque, au sein de laquelle les souches peuvent être théoriquement conservées ad vitam æternam. Les souches pathogènes pour l’Homme sont également gardées sans risque biologique via cette technique.
Pour réactiver une souche fongique, il suffit de la mettre en milieu de culture dans une boîte de Pétri à température ambiante. Une fois réactivée, cette souche peut être utilisée pour les études scientifiques et/ou l’enseignement.
Les souches fongiques actives peuvent être utilisées pour divers études scientifiques : dépollution des polluants organiques comme les polychlorobiphényle (PCB) par bioaugmentation, recherches des molécules bioactives médicamenteuses, etc.
Ces souches sont également utilisées pour les enseignements de l’UFR de pharmacie de l’UGA. Les étudiants et étudiantes (apprennent à reconnaitre les structures fongiques (appareils végétatifs, organes de reproduction) qui leur permettront de pouvoir identifier des souches pathogènes ou des souches produisant des molécules thérapeutiques dans le cadre de leur métier de pharmacien.